Voyage en Argentine Cafe Racer Only - Jour 3
Aujourd’hui nous prenons la direction de La Quica et plus de 100 km de pistes nous attendent. Le groupe est très sympathique : nos deux guides, certes peux sensibles aux mesures de sécurité, sont férus de pilotage mais aussi d’histoire et de géologie. Karina communique avec détails et passion ses connaissances de la région comme de la culture locale. Nos compagnons d’aventure ont entre 57 et 69 ans, exclusivement des hommes avec une bonne pratique de la moto. Nous sommes tous venus en binôme, accompagné d’un copain, à l’exception de Raymond, un motard sympathique et expérimenté originaire de la Bourgogne. Quelques-uns, comme Fabrice, Vincent et Stéphane (tous deux venus de Belgique), Patrick ou encore Philippe ont prévu de continuer leur périple et de se rendre jusque l’extrême Sud de la Patagonie, au Chili ou en Argentine.
Iruya vers La Quiaca
La perspective de ce long voyage les rend particulièrement enthousiastes ce qui contribue aussi à la bonne ambiance comme aux discussions au sein du groupe. En quittant URUYA nous empruntons immédiatement des pistes très rocailleuses, pentues, difficiles. Étonnement nous croisons même un ou deux bus dont les roues ne passaient qu’à quelques centimètres du ravin. Les chauffeurs sont de véritables funambules… Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de la frontière, à tel point que nos portables bornent sur les opérateurs Boliviens. Les rares personnes que nous croisons sont des natifs,
descendants des Incas. Leurs traits sont différents de ceux de la majorité hispanique. Ils vivent dans de petits villages, des hameaux d’à peine quatre ou cinq maisons. On devine quelques potagers, on aperçoit une ou deux vaches, cà et là des moutons, parfois un cheval ou une mobylette cabossée. Même s’ils encouragent, depuis quelques années, leurs enfants à faire des études dans des villes plus importantes, les natifs vivent en totale autonomie. Leurs communautés désignent un chef et une sorte de conseil des sages qui vient en aide à la population, les conseille. Nous sommes ici sur leurs terres
ancestrales qu’ils peuvent habiter, exploiter, sans contrainte semble-t-il vis-à-vis du gouvernement ni même des propriétaires souvent descendants de la noblesse espagnole et possédant des territoires immenses.
Après nos rituelles haltes accompagnées de saucisson de lama et de fromage nous marquons une pause déjeuner. Là encore c’est véritablement dépaysant : les légumes sont épluchés à
même le sol, les toilettes sont repoussantes… Nous insistons pour boire de l’eau en bouteille ; notre esprit d’aventure a ses limites…De retour en selle, nous traversons des villages aux murs peints
des exploits de Messi ou d’autres dieux plus traditionnels. Les paysages sont quasi-désertiques avec cailloux, sable ocre, très meuble et une végétation qui ne dépasse pas 30 centimètres. Nous croisons des lamas mais aussi des vigognes qui produisent la meilleure laine du monde. Karina nous explique que la tonte des vigognes a lieu une seule fois par an pour un maigre résultat puisque chaque animal
s’allège d’environ 140 grammes de laine très fine. Cette rareté associée à une qualité exceptionnelle expliquent que seules les grandes maisons de luxe exploitent la laine de vigogne. En incorrigible parisien, je jette un œil rapide sur mon téléphone et le site de Loro Piana… effectivement c’est du luxe ! Plus tard, après une centaine de kilomètres de sable et quelques chutes sans gravité, nous marquons une pause dans un village dont l’église est la plus ancienne construite sous l’ère espagnole.
Elle date de 1582 ; l’autel est entièrement sculpté en bois de cactus et recouvert de feuille d’or. C’est sublime, intimiste, paisible.
Les photos sont interdites ; Eric qui ne quitte jamais son appareil, prend la photo d’une petite fille qui joue avec la porte. Fatigués après ces pistes qui nécessitent une attention de tous les instants, nous arrivons rapidement dans un hôtel « rustique ». Une bonne douche pour éliminer toute cette poussière est un régal tout juste égratigné par le débit ridicule de l’eau courante et par le rideau de douche particulièrement collant… Suivent un rapide diner en ville et une nuit de sommeil à 3400 mètres d’altitude tout de même.
Équipements & accessoires pilote Cafe Racer Only
Merci à l’ensemble des marques qui nous ont accompagné lors de ce périple !
- Casque HJC I80
- Gants Hedon
- Veste Resurgence Adelaide
- Jean Resurgence Cafe Racer
- Bottes Stylmartin Impact RS
- Montre Ralf Tech Original Driver
- Sac de voyage étanche Ortlieb Duffle RG
- Sac à dos étanche Ortlieb Atrack Metrosphere
- Voyagiste moto : Mono 500
Crédits vidéo & photos : Cafe Racer Only / Droits réservés.
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