Iron Horse Nomad Trails : à moto sur les traces des nomades du Kirghizistan
Onze jours, 1.805 kilomètres et des cols culminant à près de 3 900 mètres : le Kirghizistan sert de décor à Iron Horse Nomad Trails, le nouveau documentaire produit par Vintage Rides. Au guidon d’une Royal Enfield Himalayan 450, Johann Rousselot a traversé les hauts plateaux de ce pays d’Asie centrale pour préparer de futurs itinéraires moto et rencontrer les populations nomades qui perpétuent un mode de vie étroitement lié aux chevaux et aux grands espaces. Réalisé par Gary Grabli, le film sera dévoilé sur YouTube le 15 octobre 2026. Un récit de voyage qui s’intéresse autant aux hommes et aux traditions qu’aux kilomètres parcourus.
Iron Horse Nomad Trails : 1.805 kilomètres à travers le Kirghizistan
Situé au cœur de l’Asie centrale, entre la Chine, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan, le Kirghizistan est un territoire largement dominé par les montagnes. Les massifs du Tian Shan occupent une grande partie du pays, dessinant un paysage de hauts plateaux, de vallées isolées et de pistes qui traversent parfois des régions peu habitées. Un environnement qui se prête au voyage à moto, mais impose également des contraintes importantes en matière d’altitude, de météo et d’autonomie. C’est dans ce décor que Johann Rousselot, guide expérimenté de Vintage Rides, a entrepris un parcours de 1 805 kilomètres en onze jours, au départ d’Osh, dans le sud du pays. L’itinéraire alterne pistes de montagne, cols d’altitude et traversées de plateaux. Son point culminant se situe au col de Tosor, à 3 893 mètres. Le voyage comprend également quatre nuits sous la yourte, au contact des populations locales. À l’origine, cette expédition répond à un objectif précis : reconnaître un itinéraire susceptible d’accueillir les premiers voyages organisés par Vintage Rides au Kirghizistan en 2027. Mais cette mission de repérage constitue également la matière première d’un documentaire consacré à la découverte du territoire et de ses habitants.
Une Royal Enfield Himalayan 450 pour explorer les pistes d’Asie centrale
Pour cette traversée, le choix s’est porté sur la Royal Enfield Himalayan 450, un trail conçu pour évoluer aussi bien sur route que sur piste. Cette moto de moyenne cylindrée correspond à la philosophie des voyages organisés par Vintage Rides, qui privilégie depuis ses débuts les machines Royal Enfield. Dans un pays où les routes asphaltées ne constituent qu’une partie des itinéraires possibles, la moto permet d’accéder à des régions montagneuses et à des villages éloignés des principaux axes de circulation. Elle impose également un rythme différent de celui d’un véhicule tout-terrain fermé, avec une exposition permanente aux conditions météorologiques et aux variations du terrain. L’Himalayan 450 accompagne ainsi Johann Rousselot sur les pistes kirghizes, entre passages de cols, longues traversées de vallées et rencontres improvisées. Le documentaire ne se présente toutefois pas comme un essai technique de la moto. Celle-ci constitue avant tout le moyen de déplacement qui permet de relier les différentes étapes du voyage.
À la rencontre des derniers nomades kirghizes
Au-delà de l’itinéraire, Iron Horse Nomad Trails s’intéresse particulièrement aux populations nomades du Kirghizistan. Dans les régions montagneuses, certaines familles perpétuent une tradition pastorale fondée sur la transhumance saisonnière. Lorsque les températures deviennent plus clémentes, les éleveurs rejoignent les pâturages d’altitude, appelés jailoos, où ils installent leurs yourtes et vivent plusieurs mois auprès de leurs troupeaux. Ce mode de vie, profondément ancré dans l’histoire du pays, connaît néanmoins d’importantes transformations. La sédentarisation, l’évolution des activités économiques et les changements sociaux modifient progressivement les pratiques traditionnelles. C’est cette réalité que Johann Rousselot cherche à approcher au fil de son parcours. Le voyage donne lieu à plusieurs rencontres, parfois imprévues, autour d’un verre de koumis, une boisson traditionnelle à base de lait de jument fermenté, ou à l’occasion d’un mariage célébré sous une yourte. Le cheval occupe une place centrale dans cette culture. Moyen de transport, outil de travail et symbole de liberté, il demeure étroitement associé à la vie pastorale. Le documentaire établit un parallèle entre cette relation au cheval et celle que le voyageur entretient avec sa moto : deux manières différentes de parcourir un territoire et d’appréhender les distances.
Un documentaire moto qui privilégie les rencontres
Contrairement à certains films de voyage construits autour de la difficulté des pistes ou de la performance du pilote, Iron Horse Nomad Trails semble adopter une approche davantage tournée vers l’observation. Ancien photographe, Johann Rousselot conserve son appareil à portée de main tout au long de l’expédition. Les arrêts, les échanges avec les habitants et les scènes de la vie quotidienne occupent une place importante dans le récit. Cette dimension photographique se retrouve dans les images réalisées par Damien Lorrai, qui accompagnent le projet. Les paysages de montagne, les campements nomades et les portraits composent un ensemble documentaire consacré à un territoire où les traditions pastorales restent visibles. Le film s’intéresse ainsi à la manière dont un voyageur découvre un pays au-delà de ses paysages. La progression à moto constitue le fil conducteur, mais les rencontres et les moments passés auprès des habitants donnent au récit sa dimension humaine.
Gary Grabli à la réalisation
La réalisation d’Iron Horse Nomad Trails a été confiée à Gary Grabli, grand reporter et documentariste qui travaille depuis une vingtaine d’années dans l’univers du reportage. Le film bénéficie également du travail de Damien Lorrai à la photographie et de Sébastien Sega au montage. Ce dernier possède une expérience du documentaire et du grand reportage, avec des collaborations pour plusieurs diffuseurs français et internationaux. Johann Rousselot occupe quant à lui le rôle de protagoniste principal. Guide chez Vintage Rides depuis quinze ans, il connaît particulièrement bien l’univers des voyages à moto en Royal Enfield. Son intérêt pour ce type d’aventure remonte à un séjour en Inde en 1994, au cours duquel il découvre ces motos utilisées par d’autres voyageurs. Le documentaire s’inscrit dans une série de films produits par Vintage Rides autour de ses différentes destinations. L’agence française, créée en Inde en 2006, utilise régulièrement ce format pour raconter les territoires qu’elle explore et les rencontres effectuées pendant ses voyages.
Une destination envisagée depuis 2019
L’arrivée de Vintage Rides au Kirghizistan ne résulte pas uniquement du tournage de ce documentaire. Le projet remonte à 2019, lorsqu’un autre guide de l’agence, François Combes, entreprend une traversée vers l’ouest après une saison passée en Mongolie. Son parcours le conduit à travers l’Altaï russe, puis le Kazakhstan, avant de rejoindre le nord du Kirghizistan. Il y effectue une première reconnaissance, posant les bases d’un projet de voyage dans ce pays. Plusieurs années plus tard, l’expédition de Johann Rousselot permet d’approfondir ce travail en définissant un itinéraire plus complet, avec ses étapes, ses pistes et ses possibilités d’hébergement. François Combes doit d’ailleurs revenir au Kirghizistan en 2027 pour accompagner les premiers groupes de motards sur cette nouvelle destination.
Des voyages moto au Kirghizistan à partir de juin 2027
Le parcours présenté dans Iron Horse Nomad Trails servira de base à un nouveau voyage baptisé « Odyssée en terre nomade ». L’itinéraire proposé par Vintage Rides prévoit onze jours de voyage au guidon d’une Royal Enfield Himalayan 450, entre pistes de montagne, hauts plateaux et rencontres avec les populations locales. Les premières dates annoncées sont fixées du 22 juin au 2 juillet 2027, du 20 au 30 juillet 2027 et du 3 au 13 août 2027. Le tarif débute à 3 690 euros par pilote, avec une formule en pension complète et des hébergements alternant maisons d’hôtes et yourtes. Le niveau de difficulté est présenté comme soutenu par l’organisateur. Cette précision mérite d’être prise en compte : malgré la cylindrée relativement accessible de l’Himalayan 450, les conditions de circulation en altitude et les longues portions de pistes nécessitent une certaine expérience du voyage à moto.
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