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BSA moto : rennaissance ou enterrement de première classe ?

Et oui, une fois n’est pas coutume, un article polémique sur le retour tant annoncé de l’une des marques mythiques des années 60/70, BSA (Birmingham Small Arms). Bon avouons-le, nous étions comme tous les professionnels du secteur dans l’attente de cette nouveauté après de nombreux retours annoncés ! Détenue par le groupe indien Classic Legends, lui-même soutenu par le géant automobile Mahindra, nous avons eu le droit à sa présentation publique lors du dernier Salon de Lyon. Logiquement nous avons été à la rencontre du “jeune“ directeur marketing français de la marque pour en savoir plus, mais cela a très mal commencé puisque ce dernier, malgré l’annonce de notre statut, nous a débité sur son ton le plus monocorde et le plus désabusé la fiche technique basique de la bête ! Nous avons essayé de l’emmener sur d’autres considérations (l’ADN, la distribution, sa place sur le marché, la concurrence…), pas un mot et un point final avec un “Merci on vous enverra le dossier de presse !“. Allez, pas rancunier nous avons mis cela sur le compte du stress, mais quand 3 semaines plus tard nous avons relancé ce dernier sur le dossier de presse et que nous avons reçu les photos du salon et les fiches techniques de la moto (déjà en notre possession), nous nous sommes vraiment interrogé sur la compétence du pôle marketing. L’épisode a passé et nous n’avions plus en mémoire cet incident jusqu’à quelques semaines ou nous avons découvert dans la presse les essais de la BSA Gold Star réalisés par de nombreux confrères mais sans Cafe Racer Only, premier portail français sur le segment des Cafe Racer et autres néo-rétros ! Essais réalisés en Espagne alors que nous sommes limitrophes en Andorre…






Moto BSA 2023 : une communication élitiste ?

Objectivement, cela nous a chagriné tant nous accompagnons avec passion et “gratuitement“ toutes les constructeurs dans la présentation de leurs modèles. Certes notre trafic n’est pas celui du Repaire des motards, mais à plus de 50.000 pages vues par mois ciblées sur le secteur et une première place sur le segment (résultats en seulement 3 ans d’existence, sources SEMRUSH), nous ne sommes pas de purs inconnus. Notre ego en a pris un coup, car s’il est un modèle bien dans le thème de notre portail, c’était bien celui-ci, quelque soit d’ailleurs notre avis (les journalistes suite à un essai sont parfaitement libres d’écrire ce qu’ils veulent, il n’y pas pas de relecture de la part des marques.). Tout d’abord pourquoi nous avoir écarté ou oublié ? Par manque de compétence du service “Presse“ ? Par manque de budget ? Parce que nous roulons en Royal Enfield et que nous l’affichons ostensiblement (tiens-donc !) ? Parce que nous ne faisons pas les scooters (essai BSA mixé avec Peugeot) ? parce que nous ne faisons pas les 125cc (si justement et nous sommes même les premiers dans les résultats Google dans la catégorie 125 Cafe Racer !) ? Nous n’en savons rien et malgré un mail au directeur marketing suite à notre absence ou nous nous étonnons de la chose, à son habitude ce dernier n’a pas jugé bon de nous répondre (une simple réponse et nous nous serions calmés…) ! La grande classe et la preuve d’un professionnalisme extrême puisque d’entrée, alors que la marque dont il est en charge est en pleine opération “séduction“, il se coupe d’un média 100% gratuit et 100% dans sa cible. Ça c’est de l’opportunisme positif !

BSA Gold Star Insignia Red






BSA chez Peugeot ou le grand écart !

Nous avons parcourus avec beaucoup d’attention, les différents essais réalisés par nos confrères. Première chose surprenante, tous les essayeurs de l’essai se sont plaints entre les lignes de ne pas avoir vraiment eu le temps de l’essayer ! Et oui, pour faire des économies Peugeot et BSA ont regroupé les essais, d’un scooter, d’une 125cc et des BSA sur une journée ! Pas très flatteur pour la BSA…et sûrement l’un des futurs problèmes de la marque. L’un des points soulevés avec le directeur marketing (et sans réponse…) concernait le réseau et son grand écart. Avec un père possesseur d’un scooter Peugeot 3 roues que j’emmenais régulièrement chez le concessionnaire, inutile de vous dire qu’il y a un “grand canyon“ entre la population de chez Peugeot et celle future des BSA ! Si la marque pense que 3 kakemonos, un tapis et 3 cadres accrochés avec des photos noir et blanc vont créer une communauté à “l’anglaise“ au milieu de scootéristes et de cyclistes, je les invite à réviser leurs cours de marketing communautaire. Depuis le salon de Lyon, nous avons constaté que la marque essaie de séduire quelques préparateurs indépendants français pour poser des enseignes afin de gagner en légitimité et histoire d’asseoir sa crédibilité ! Plus sérieusement, comment espérer faire revivre une marque chargée d’autant d’histoire et de symboles que BSA en la faisant distribuer chez des concessionnaires scooters et vélos ? Se pose d’ailleurs la question de la culture “moto“ des futurs chefs d’atelier Peugeot. À l’heure d’une véritable pénurie de mécanos, trouver des collaborateurs à la culture “moto“ est une vraie gageure ! Bref, une véritable énigme qui fait penser indéniablement aux échecs, en termes de distribution de Voxan, ou plus proche de nous de Norton avec les concessions multi-marques !

BSA Gold Star Silver Sheen






Les motos BSA ou l’éloge de la copie !

Bon, si vous lisez tous les articles parus sur la Gold Star jusqu’à ce jour, sera inévitablement associé au nom de BSA celui de la 650 Royal Enfield Interceptor ! Nous n’allons pas nous mentir mais quand nous sommes arrivés sur le stand BSA nous avons d’abord cru que la moto exposée était une Interceptor 650 Mark II… Si la presse ne peut s’empêcher de faire la comparaison c’est que la BSA singe cette dernière par bien des aspects dont le prix qui, à quelques euros près, est similaire à celui de l’indienne. Mis à part le moteur (monocylindre pour la BSA), il est évident que les anglais du bureau de design ont souhaité reprendre les ingrédients du succès de Royal Enfield. Pas vraiment réussi du point de vue de nombreux journalistes qui regrettent des nombreux détails pas à la hauteur tels que des finitions très moyennes, des équipements limites (amortisseurs arrières…), ou des autocollants bas de gamme pour une moto qui a eu le temps de s’inspirer du meilleur pendant plus de 4 ans ! Comment se positionner à l’égal d’une 650 Interceptor (et au même prix avec seulement 2 ans de garantie et à peine 30 points de vente annoncés…) quand on arrive sur le marché avec un studio de création anglais, une fabrication indienne, un moteur allemand connu depuis plus de 15 ans (Rotax…) et un service marketing dont la jeunesse en matière de culture moto pose question. Au moins, les marques chinoises apportent des avantages réels en termes de prix et de niveaux d’équipements pour pallier à leur déficit d’image. Bon, rares seront les médias à taper fort sur ses incohérences (il en va de potentielles futures campagnes publicitaires), mais objectivement, en off, rares sont ceux qui sont enclins à croire au succès de la marque si dans les mois à venir, un vrai changement de stratégie n’est pas mis en place.

Le marché français intéresse t’il vraiment BSA ?

Spécialiste du digital, nous accordons beaucoup d’importance aux sites des constructeurs et à leurs versions françaises. Ces dernières sont souvent représentatives du niveau d’intérêt d’un pays pour un constructeur. Vous n’avez pas d’importance ? Vous aurez le droit simplement à une traduction “Google translate“ avec toutes les faiblesses et incohérences associées. Vous êtes un pays à fort potentiel ? Alors la marque fera appel à un rédacteur “natif“ et si possible avec une culture moto afin d’insuffler un tant soit peu d’âme au “Story-Telling“ de la marque ! Pas de chance pour la France, les textes sont mal traduits et de vraies petites “Perles littéraires“. Allez pour exemple, juste la phrase d’entrée du site : “Une icône du design de son époque, redéfinie pour retrouver sa gloire à l’époque actuelle, le nouveau design de la BSA Gold Star est une évolution digne de notre moto la plus réussie“. Vous n’avez rien compris ? Nous non plus et au-delà de l’incompréhension même de 3 phrases réunie en une dans un mauvais français, l’on notera surtout l’absence de “Promesse client“ ! Quel est l’avenir d’une marque qui au final ne parle que d’elle (Icône, gloire, évolution, moto la plus réussie…) sans évoquer la moindre promesse client de sa nouvelle version ? Le BA-BA de toute communication…

BSA moto : bonne moto ?

Aux vues de ce qui précède, avouons-le, nous ne sommes pas pressé de l’essayer ! Le moteur semble enthousiasmant (nous connaissons déjà ses anciennes versions) mais la piètre qualité des amortisseurs arrières, les aiguilles en sens inverse, l’absence de vision dans les rétroviseurs, comme l’impossibilité pour les essayeurs de tester la moto sur voies rapides (pas prévue dans le parcours…), nous font penser que cela ne sera pas l’essai de “l’année“. Par souci d’objectivité nous ferons un tour, bien logiquement, l’occasion de refaire un article…Les équipements et accessoires sont issus de manufacturiers connus, mais rien de nouveau sous le soleil et les marques chinoises nous ont habitué à beaucoup mieux dans cette gamme de prix. Plus objectivement, si le design de la BSA dans le genre est réussi voire conventionnel et ce malgré des incohérences notoires (commodos au style moderne, pack digital incongru, sens des aiguilles dangereux pour la vision du pilote européen, taille proéminente du radiateur…), il ne se distingue pas de la production actuelle et difficile de ne pas faire en permanence la comparaison avec la Royal Enfield. La 650 Interceptor bénéficie, au-delà de ses nombreuses qualités dynamiques, d’un énorme supplément d’âme qu’il sera difficile à BSA de contrer avec une si piètre stratégie de communication. 100% indienne, 100% authentique et 100% communautaire, élue Moto de l’année en 2018 entre-autres, la Royal Enfield Interceptor n’est pas le fruit d’une simple séance de “Brainstorming“ entre des indiens, des allemands et des anglais en vue de vendre des motos sous prétexte d’une opportunité sur le segment vintage. Les puristes BSA rencontrés sur le salon de Lyon, sont quant à eux, dans leur grande majorité, offusqués par ce retour sans réelle cohérence et ce mélange des genres. Quant aux constructeurs haut de gamme que nous avons rencontrés au salon de Beaune de la voiture de prestige quelques semaines après (Horex, Midual et Brough Superior), l’un d’entre-eux à juste déclaré que le retour de BSA était la plus grosse arnaque “Marketing“ de l’année ! À vous de deviner qui est à l’origine de cette pépite…

Pas sûr avec cet article que nous soyons prochainement dans le plan média de BSA ou de Peugeot, mais objectivement nous nous en fichons “Royal“, c’est le cas de le dire ! Allez pour nous détendre nous allons même faire un tour sur notre 650 Royal Enfield BAAK

Prix moto BSA Gold Star

La moto BSA se négocie aujourd’hui à 7.999 € avec une garantie de 2 ans ! Pour rappel une Interceptor Mark 2 (réservoir chromé) avec 1.500€ d’accessoires (Sacoches latérales, selles spécifique, saute vent, protection moteur, sabot moteur) et 3 ans de garantie est à 7.990€…avec un réseau de concessionnaires bien établi. L’autre question classique sera la résistance de la marque sur le marché de l’occasion ? Le marché français est compliqué tant bon nombre de motards pensent à la revente potentielle de leur moto au moment de l’achat. Pas de quoi rassurer les futurs acheteurs BSA pour le moment…

Le jeu des 7 erreurs…


Les caractéristiques de la BSA Gold Star

MOTEUR
  • Type de moteur – Monocylindre refroidi par liquide, DACT, 4 soupapes, bougies d’allumage jumelées
  • Cylindrée du moteur – 652 cm³
  • Taux de compression – 11,5:1
  • Couple maximal – 55 Nm à 4 000 tr/min
  • Puissance maximale – 45 ch à 6 500 tr/min
  • Transmission – 5 vitesses
  • Système de refroidissement – ​​Liquide

SUSPENSION

  • Avant - Fourches télescopiques de 41 mm
  • Arrière - Amortisseurs doubles avec précharge réglable en 5 étapes

MASSE

  • En état de marche – 213kg

ROUES & PNEUS

  • Pneu avant - 100/90-18 Pirelli
  • Phantom Sportscomp
  • Roue avant - Jantes en alliage à 36 rayons 18 x 2,5"
  • Pneu arrière - 150/70-R17 Pirelli
  • Phantom Sportscomp
  • Roue arrière - Jantes en alliage à 36 rayons 17 x 4,25"

FREINS

  • Avant – Disque flottant unique de 320 mm, étrier flottant à deux pistons Brembo, ABS
  • Arrière – Disque unique de 255 mm, étrier flottant à un piston Brembo, ABS

RÉSERVOIR D’ESSENCE

  • Capacité totale – 12 litres
  • Consommation de carburant – 70,6 mpg (WMTC) / 4,001L/100 km

DIMENSIONS

  • Empattement - 1 425 mm
  • Hauteur du siège - 780 mm
  • Rake - 26,5 degrés

Crédits vidéo & photos : BSA / Droits réservés (Images récupérés par nos soins sur le net…).

Equipements Motos
Surchemise John Doe 259€
Casque Marko Dark Side 449€
Casque Marko The Classic 279€
Chaussures John Doe Iron 189€
Vest John Doe Explorer 379€
Basket moto XPD 151,90€
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