Mon compte
Restez connecté

Inscrivez-vous dés maintenant à notre newsletter

S'inscrire
Actus

Brough Superior Pendine Sand Racer : l’essai…

Il est des essais moto qui, plus que d’autres, procurent un plaisir immense ! Inutile de le dissimuler, malgré un âge avancé et de très nombreuses motos essayées, avoir la chance de piloter une Brough Superior reste, à titre personnel un vrai privilège. Compte tenu de la production très limitée de ces merveilles “Made In France“ (Un peu plus de 100 par an), de leur prix haut de gamme (60.000€ pour notre moto) “grimper“ sur une Brough Superior demande de l’assiduité ou de la chance…voire les deux. Nous parlions de cet essai depuis un certain temps avec Albert Castaigne, le DG de la marque, mais entre mauvais temps, confinement et planning chargé, la chose s’est avérée difficile ces derniers mois jusqu’à ce jour spécial ou, en préalable d’un rendez-vous professionnel et profitant d’une fenêtre météo clémente, je me suis vu remettre les clefs d’une Pendine dans une version spéciale inspirée des dirt bikes des années 70. Ce modèle doit son nom à une fameuse plage de Pendine au Pays de Galles, réputée pour accueillir les courses de vitesse les plus trépidantes du siècle dernier. Inutile de vous dire que, l’espoir faisant vivre, casque, gants et blouson moto étaient stockés depuis une semaine dans le coffre de la Jeep au cas où ! Ayant eu la chance de visiter l’atelier de fabrication quelques mois au préalable, difficile de ne pas prendre conscience au moment de la remise des clefs de la Pendine, du travail phénoménal en termes de conception, d’ingénierie, de design, de fabrication, de finition…nécessaire pour donner vie à cette moto unique. Considérée comme la moto la plus luxueuse du monde, œuvre d’art à part entière, la Brough Superior s’admire avant de se piloter. Difficile de ne pas passer un certain temps à détailler tous les pièces de la moto, la qualité des assemblages, la finition extraordinaire, les détails d’usinage…Inconvénient, vous prenez très vite conscience qu’en cas de chute pas moyen d’aller chez le concessionnaire pour aller acheter une pièce de rechange ! Vous vous retrouvez ainsi, à faire les premiers kilomètres à une allure en-dessous des vitesses réglementaires histoire de ne pas forcer le destin.

Brough Superior Pendine Sand Racer, Prise en main

Basse, la Pendine se laisse enfourcher facilement et avec un poids très contenu de 186 kg aucun problème pour la maitriser à l’arrêt, les deux pieds bien à plat (1.80m pour votre essayeur…). Notre modèle est spécial car il dispose d’une monte pneumatique typée enduro mais également d’un guidon légèrement relevé et large. La position est pour le coup très naturelle et la finesse du réservoir offre un maintien optimal au niveau des cuisses. Les commodos sont minimalistes et distribués façon BMW pour les clignotants (Un de chaque côté). Pour autant, pas trop de problème pour les manipuler même avec des gants hiver. Une fois la clef tournée (Superbe et lourde…), une simple pression sur le démarreur et les deux pots d’échappements délivrent immédiatement un très beau feulement mais, non pas celui d’un chat, mais bien celui d’un gros tigre endormi. L’embrayage est d’une grande douceur (1 doigt suffit !), quant à la boîte de vitesses elle se verrouille avec une grande précision très facilement et s’oublie littéralement par son confort. Première enclenchée et le démarrage se fait avec souplesse, le passage des vitesses se fait toujours avec beaucoup de facilité et le moteur se montre d’une grande disponibilité et d’un agrément réel à tous les régimes. Avec ses 102cv et ses 87 Nm (64lb-ft) à 7300 tours /m pas de risque de manquer de puissance (Nous en parlerons plus loin…).

Pendine Sand Racer Brough Superior : Une géométrie à part

La Pendine surprend par sa géométrie, sa longueur et le poids de la direction. J’avais été prévenu au préalable par Thierry Henriette que mon modèle chaussé de pneus enduro, était logiquement plus lourd et moins maniable qu’avec les autres montes. Une fois les premiers kilomètres avalés et le mode de fonctionnement de la moto, en partie assimilé, une chose est sûre : il s’agit d’une moto réservée aux pilotes expérimentés. Non pas qu’elle soit difficile, mais elle nécessite un certain engagement dès que l’on souhaite en tirer le meilleur parti. Une fois l’appréhension passée et le prix de l’engin moins présent dans la tête…je commence à augmenter le rythme de roulage et à travailler un peu plus la moto dans les courbes. Le moteur réagit immédiatement à toute sollicitation de la poignée et délivre une belle puissance à toutes les allures dans un son puissant mais jamais dérangeant. Le large guidon et la position droite apportent un important effet de levier très favorable au guidage et au positionnement de la moto. Si le moteur nous a semblé assez linéaire dans un premier temps (je n’ai pas osé le pousser trop dans le cadre des routes de campagne empruntées), passé 5.000 tours, il se métamorphose véritablement, devient rageur et vous tire dans les bras vous obligeant à rendre la poignée par manque de protection. Le cadre en titane et en aluminium usiné dans la masse est d’une rigueur incroyable et permet de conserver une trajectoire parfaite aidé en cela par un duo d’amortisseurs parfaitement accordé. La suspension avant, type Fior avec fourche en aluminium, double triangle articulé et amortisseur réglable en précharge et détente apporte un sentiment de sécurité majeur avec une absence presque totale de plongée de la fourche avant lors de gros freinages (Le principe du Duolever des séries K BMW. Technologie copiée par la marque allemande, son inventeur Claude Fior n’ayant pas breveté la chose…). Quant à l’arrière, la combinaison du bras oscillant en fonderie d’aluminium CNC pivotant dans les carters moteur et de l’amortisseur réglable en précharge et détente efface les imperfections de la route avec efficacité et sans perdre en confort. Seule la selle assez dure et l’absence protection auront raison d’éventuels longs trajet. Le frein avant avec son double disque Beringer en acier inox 320mm à fixation radiale assure dans tous les cas avec un touché à la fois précis et puissant, aidé si besoin par le simple disque Beringer arrière très efficace.

Plaisir solitaire avec la Brough Superior Pendine Sand Racer

Pas de selle double pour cette Pendine, contrairement à la nouvelle Lawrence et…c’est tant mieux ! Quel plaisir de rouler sur cette moto unique en ne pensant qu’à soi et de profiter autant de sa ligne, de son moteur, de sa sonorité que de son confort de pilotage. L’ensemble est d’une cohérence parfaite et à l’instar des iconiques Porsche 911 des années 70, l’ADN de cette moto influe véritablement sur tout l’être de son pilote. Moto très aboutie, unique, disposant d’un moteur qui sait être facile ou rageur, parfaite descendante de son illustre ainée, œuvre d’art dans un monde occulté par le “tout plastique“…la Brough Superior Pendine délivre un plaisir hors norme. Des défauts à cette Pendine Sand Racer ? les pots d’échappement hauts qui vous obligent à écarter la jambe gauche au risque de se chauffer l’intérieur de la cuisse malgré les protections et le compteur digital du régime moteur illisible (Les puristes vous diront que l’on pilote à l’oreille…). À part cela, difficile de lui trouver quelques faiblesse, même les maîtres-cylindres de frein et d’embrayage ou les supports de clignotants sont magnifiques comme le prouvent les photos réalisées !

Chère la Brough Superior Pendine Sand Racer ?

Pas tant que cela si l’on prend un peu de recul et qu’on la compare par exemple aux Harley-Davidson haut de gamme produites à des milliers d’exemplaires à plus de 50.000€ le modèle pour certaines ou à quelques préparations au gout douteux qui dépassent les 100.000€. Au final une Brought Superior ne représente (toute proportion gardée il va de soit…), le prix moyen d’une voiture allemande de catégorie supérieure sans toutes les options ni un “top“ moteur. Quelles appartiennent à BMW, Audi ou Mercedes ces voitures seront obsolètes d’ici 3 à 4 ans maximum et avant cela elles perdront 20% de leur valeur à peine la clef tournée dans le démarreur ! Peu de risque que cela arrive avec une Brough Superior ! Les motos produites sont intemporelles, rares, prennent de la valeur chaque année et il n’existe pas de marché d’occasion tant les propriétaires les conservent précieusement. Vous l’aurez compris, nous sommes tombés sous le charme de cette anglo-française qui reste unique sur son marché.

Sincères remerciements à Thierry Henriette et à Albert Castaigne qui m’ont permis de réaliser cet essai qui restera à n’en point douter un grand moment de ma vie de motard, n’ayons pas peur des mots !

La galerie photos de la Brough Superior Pendine Sand Racer









































Caractéristiques techniques de la Brough Superior Pendine Sand Racer

  • Type  : 997 cm³, Bicylindre en V à 88°, DOHC, 4 temps, refroidissement liquide, 4 soupapes par cylindre, entraînement de distribution composite par chaîne et engrenages
  • Dimensions : 94 mm x 71,8 mm
  • Puissance : 102 CV (75kW) à 9 600 tours/ minute Homologation Euro 4
  • Couple : 87 Nm (64 lb-ft) à 7 300 tours/ minute
  • Ratio de compression : 11 : 1
  • Alimentation : Injection électronique de carburant avec ECU Synerject et 2 corps papillons Synerject de 50 mm à simple injecteur
  • Boîte de vitesses : 6 rapports
  • Embrayage : Multi disques en bain d’huile avec commande hydraulique, anti-dribble
  • Cadre : Cadre en titane usiné, sous-cadre en aluminium usiné dans la masse CNC
  • Suspension avant : Type Fior avec fourche en aluminium, double triangle articulé et amortisseur réglable en précharge et détente, débattement 120 mm
  • Suspension arrière : Bras oscillant en fonderie d’aluminium CNC pivotant dans les carters moteur, amortisseur réglable en précharge et détente, débattement 130mm
  • Angle de chasse  : 24,8° avec chasse de 108 mm avec déport de 38 mm
  • Frein avant : Double disque Beringer en acier inox 320 mm. Étriers Beringer doubles pistons à fixation radiale
  • Frein arrière  : Disque Beringer en acier inox 230 mm. Étriers Beringer à deux pistons
  • Roues : Jantes forgées en aluminium CNC (16 bâtons)
  • Pneu avant : 120/70 R19 Conti Attack 3 sur jante 19 x 3,5 pouces
  • Pneu arrière  : 170/60 R17 Conti Attack 3 sur jante 17 x 4,5 pouces
  • Poids / répartition : 186 Kg (410 lb) répartis 50/50
Découvrir le site Brough Superior

Crédits vidéo & photos : Cafe Racer Only / Droits réservés.

ÉQUIPEMENT PILOTE : Montre BRM-Cafe Racer Only / Blouson Helston / Lunettes Brett / Casque Guang / Gants Original Driver.



En juillet tentez de gagner 2 blousons moto en jean Denim Archive Motorcycle

Participer

Jeux-concours par tirage au sort sans obligation d’achat.
Visuels non-contractuels.

À gagner 2 blousons moto en jean Denim
Archive Motorcycle

À gagner 2 blousons moto en jean Denim
Archive Motorcycle

Jeux-concours par tirage au sort sans obligation d’achat.
Visuels non-contractuels.

Actualités

Tout lire
25.07.2021

Cafe Racer BMW R80 RT par Atelier Forge

Grand retour en arrière avec la première préparation de l’Atelier Forge. Sur la base d’un modèle (...)

21.07.2021

Cafe Racer BMW R13 Moksha par Sinroja

En collaboration avec Rajesh Kutty l’un des concepteurs en chef de Bentley Motors, l’atelier (...)

Dernières minutes...

Tout lire

En poursuivant la navigation sur ce site, j'autorise l'utilisation de cookies de suivis et de préférences.